Reconnaissant l’excellent travail des ambassadeurs du vaccin

Le FCJ Refugee Centre a organisé vendredi un événement spécial pour remercier les ambassadeurs de la vaccination et reconnaître leur excellent travail pendant la pandémie de COVID-19.

Ils ont joué un rôle clé dans le succès et l’impact de la campagne de vaccination de la Ville, en étant des points de contact essentiels dans les quartiers où ils vivent et/ou travaillent, en donnant accès aux ressources vaccinales, en renforçant la confiance dans les vaccins et en amplifiant les messages de santé publique à travers leurs réseaux.

Ils nous ont aidés à garder notre porte ouverte, et nous ne pourrions être plus reconnaissants pour leur travail.

Un grand merci à vous tous !

Célébrons la Journée des Nouveaux Arrivants à Toronto!

Proclamée pour la première fois en 2015, la Journée des Nouveaux Arrivants de Toronto (Toronto Newcomer Dady) est un événement annuel organisé en mai pour accueillir tous les nouveaux arrivants à Toronto, les aider à accéder à un large éventail de services et célébrer leurs contributions à la ville.

Tous les Torontois sont invités à se joindre à l’accueil des nouveaux arrivants dans la ville avec des activités et des divertissements lors de cette vitrine des diverses communautés de Toronto.

L’événement comprend une cérémonie de bienvenue officielle, une cérémonie de citoyenneté pour les nouveaux Canadiens, un marché pour les nouveaux arrivants et une foire d’information, parmi de nombreuses autres activités.

Date : jeudi 25 mai 2023
Heure : de 10h00 à 15h00
Lieu : 100 Queen St. W. Nathan Phillips Square.

Points forts de l’activité :

  • Spectacles divertissants
  • Coloriage pour les enfants
  • Boissons gratuites
  • Food Trucks
  • Activités interactives
  • Salon d’information
  • Marché des nouveaux arrivants
  • Festival de l’alimentation
  • Prix et cadeaux
  • Artiste du henné
  • Visite à pied du quartier HistoricTO

Pour plus d’informations, visitez le site toronto.ca/newcomerday.

Notre fête de rue est là !

Rassemblons-nous et construisons la communauté ! La fête de rue annuelle du FCJ Refugee Centre Divers résidents, une seule communauté est à nos portes !

Rejoignez-nous pour cet événement familial, où vous trouverez des activités pour les enfants, des jeux, de la nourriture, de la musique, des spectacles en direct, des piñatas et bien plus encore.

  • Quand : 10 juin 2023, de 12h à 18h
  • Où : Juste à l’extérieur du bureau
  • Adresse : 208 Oakwood Ave : 208 Oakwood Ave, Toronto

Nous vous invitons à jouer dans notre festival Diversité des résidents, une seule communauté, le 10 juin!

C’est une excellente occasion de montrer votre talent lors d’une journée de musique, de danse et de gastronomie du monde entier.

Contactez-nous avant le 1 juin:


Le bénévolat permet de tisser des liens

Cette année, le thème de la Semaine de l’action bénévole (16 au 22 Avril) est « Le bénévolat permet de tisser des liens », qui souligne l’importance du volontariat pour renforcer et dynamiser nos communautés en présentant les actions interconnectées que nous entreprenons pour nous soutenir les uns les autres.

Au FCJ Refugee Centre, nous travaillons en solidarité avec notre communauté depuis la création de notre organisation. Nos bénévoles ont généreusement donné de leur temps pour soutenir nos cours d’anglais langue seconde, faire des dons mensuels, soutenir nos campagnes et nos événements, et s’engager dans diverses autres activités précieuses.

Nous leur sommes immensément reconnaissants de leur soutien et sommes convaincus que leurs efforts nous aideront à tisser des liens plus forts au sein de notre communauté.

Si vous souhaitez faire du bénévolat avec nous, veuillez postuler ici. Rejoignez-nous et faites la différence !

Ateliers d’art méditatif

L’Alliance des Femmes Migrantes contre la Traite des Personnes (MWCHTA) vous invite à ses ateliers, ouverts à toutes les femmes migrantes nouvellement arrivées !

Nous présentons actuellement l’Art Méditatif avec notre facilitatrice Carolina Gajardo.

Au cours de ces séances, elle nous guidera dans l’utilisation de techniques artistiques simples qui nous aideront à nous détendre et à évacuer le stress, et qui, surtout, nous donneront l’occasion de nous amuser.

Ces sessions créatives se dérouleront en ligne.

  • 20 et 27 avril, 4 mai
  • 13:30 en espagnol – 16:00 en anglais

Contactez Chiara Rossi à chiarar@fcjrefugeecentre.org ou au 416-469-9754 poste 222 pour vous inscrire ou si vous avez des questions.

Des représentants du FCJ s’expriment sur la traite des êtres humains à la Chambre des Communes

Deux représentantes du FCJ Refugee Centre, Jovana Blagovcanin, responsable de la Lutte contre la Traite de Personness, et Chiara Rossi, coordinatrice de la Lutte contre la Traite de Personnes – Femmes, ont participé en tant que témoins à une réunion de la Chambre des Communes sur la traite des femmes, des filles et des personnes de sexe différent, au sein du Comité Permanent sur le Statut des Femmes.

Jovana et Chiara ont attiré l’attention sur la vulnérabilité des femmes migrantes et sur les lacunes des services destinés aux victimes de la traite qui ont un statut d’immigration précaire.

Ateliers nationaux de formation

Ce programme n’est plus actif. Cette page est conservée à des fins d’archivage uniquement.

Au fil des ans, le FCJ Refugee Centre est devenu l’une des principales références en matière de formation et de webinaires sur l’immigration et l’établissement. Comme de nombreux demandeurs d’asile et d’autres populations vulnérables s’installent dans des régions où les services aux demandeurs d’asile sont limités ou inexistants, nous augmentons les services de formation.

Nous fournissons des services à distance dans les petites municipalités et les zones rurales à travers le Canada, et nous continuons à soutenir les organisations, les agences et les communautés qui n’ont pas les outils nécessaires pour servir les demandeurs d’asile ou d’autres populations vulnérables.

Les ateliers nationaux de formation (Capacity Development Training) du FCJ Refugee Centre sont un nouvel outil pour les agences du Canada qui ont besoin d’aide pour fournir des services aux réfugiés et aux autres populations vulnérables.

Le programme d’éducation publique du FCJ Refugee Centre répond au besoin actuel d’opportunités de formation pour divers secteurs, y compris les organisations d’aide sociale, les groupes communautaires, les étudiants, les institutions gouvernementales, etc.

Objectifs

  • Fournir des services à distance dans les petites municipalités et les zones rurales du Canada.
  • Mettre les travailleurs de première ligne en contact avec des ressources, des stratégies et des outils pertinents et actualisés pour une prestation de services efficace.
  • Répondre aux besoins multiples des populations vulnérables de nouveaux arrivants qui se heurtent à de multiples obstacles.
  • Comprendre les tendances en matière de services d’immigration et d’établissement.
  • Les prestataires de services acquerront de l’expérience et des connaissances sur la manière de soutenir la communauté.

Avantages

  • Atteindre les prestataires de services là où l’accès à la formation juridique et aux ressources éducatives est limité.
  • Accéder à du matériel de formation et à des ressources éducatives vitales et actualisées.
  • Améliorer et renforcer les services aux populations mal desservies.
  • Améliorer l’accès à la justice et à la prestation de services pour les populations vulnérables, car elles pourront bénéficier d’un plus large éventail de services et d’un soutien de la part d’organisations locales et reconnues.

Durée de la formation

En fonction des thèmes abordés, la formation peut durer de deux heures à une journée entière pour l’ensemble du personnel de votre organisation.

La formation peut être dispensée en ligne ou en personne.

Sujets

  • Tendances en matière d’immigration et politique des réfugiés
  • Aperçu des règles de traitement des demandes d’asile : délais et admissibilité
  • Droits et recours des réfugiés
  • Orientation pour l’audience de demande d’asile
  • L’appel pendant le processus d’asile : RAD / SAR
  • Examen des risques avant renvoi (ERAR) : procédure, entretien et demande
  • Demandes d’ordre humanitaire : établissement, difficultés, étapes, etc.
  • Procédure de parrainage : conjoint, violence domestique, rupture de parrainage
  • Violence domestique, rupture de parrainage et procédure d’immigration.
  • Programmes de travailleurs étrangers temporaires et de travailleurs migrants mobiles
  • Demandes de permis de travail et de permis d’études pour les demandeurs d’asile en ligne
  • Violence à l’égard des femmes et procédures d’immigration
  • Aperçu de la traite des personnes au Canada : étapes, services, etc.
  • Jeunes immigrants et réfugiés : défis et ressources
  • Parcours précaires pour les immigrants
  • Détention d’immigrants : comment soutenir les clients

Ce que le FCJ Refugee Centre offre

  • Des animateurs pour chaque atelier
  • Du matériel de soutien, y compris une présentation enregistrée
  • Un accompagnement auprès des prestataires de services et un soutien dans la gestion des cas complexes.
  • Le FCJ Refugee Centre prend en charge l’hébergement et le transport de l’animateur.

Comment demander une formation

  • Identifiez les sujets dont votre agence et/ou votre communauté a besoin. Si d’autres sujets non inclus dans cette liste intéressent votre organisation, des dispositions peuvent être prises.
  • Pour organiser un atelier, veuillez contacter : training@fcjrefugeecentre.org

Télécharger et imprimer la brochure :


Un service fourni par :

Avec le soutien de :

L’Entente sur les tiers pays sûrs : Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce qui est nouveau ? Quelles sont les exceptions ?

Le président des États-Unis, Joe Biden, et le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, ont annoncé vendredi des modifications à l’Entente sur les tiers pays sûrs (STCA). Cet accord, signé en 2002 et entré en vigueur en 2004, prévoyait à l’origine que les demandeurs d’asile qui franchissaient les frontières officielles du Canada ou des États-Unis étaient refoulés et devaient demander l’asile dans le premier pays “sûr” qu’ils atteignaient. L’accord annoncé vendredi consiste à modifier les modalités d’application du STCA.

Jusqu’à présent, le STCA empêchait les forces de l’ordre canadiennes de refouler les demandeurs d’asile qui entraient au Canada en provenance des États-Unis par des points frontaliers qui n’étaient pas des points d’entrée officiels. Il s’applique désormais à l’ensemble de la frontière terrestre (6 416 km) et permettra aux deux pays de refouler les demandeurs d’asile aux postes-frontières non officiels. Roxham Road, qui était devenu un point de passage non officiel pour les demandeurs d’asile au Canada, a fermé à minuit samedi.

Il existe toutefois des exceptions qu’il est important de connaître. Consultez-les, ainsi que des informations de base sur l’Entente sur les tiers pays sûrs, dans le document suivant, mis à jour par Bridges Not Borders – Créons des Ponts.

Cliquez ici pour visualiser/télécharger le document si vous ne le voyez pas sur cette page.

Le travail du FCJ Refugee Centre, récompensé par le Prix Toronto Community Champion Award

FCJ Refugee Centre a été l’un des 25 lauréats du prix Toronto Community Champion Award. Les lauréats ont été annoncés lundi lors d’une cérémonie qui s’est tenue à la bibliothèque de référence de Toronto.

Dans le cadre de l’initiative Stronger TOgether, financée en partie par le gouvernement du Canada, le Toronto Community Champion Award récompense les organisations qui ont apporté un soutien exceptionnel aux citoyens de Toronto pendant la pandémie.

FCJ Refugee Centre a été récompensé “pour avoir aidé les nouveaux arrivants et les personnes sans papiers à surmonter les difficultés liées à la reconstruction d’une vie à Toronto pendant la pandémie en mettant en œuvre une initiative de sécurité alimentaire à l’échelle de la ville et une stratégie d’équité vaccinale, ainsi qu’en facilitant l’accès aux soins de santé et l’accès aux aides au revenu et au logement”.

Pour sélectionner les lauréats, les habitants de Toronto ont été invités à désigner des organisations qui ont eu un impact positif et durable sur leur communauté pendant la pandémie de COVID-19. Comme l’explique l’organisation chargée de décerner les prix, “le Toronto Community Champion Award donne à la ville l’occasion de rendre hommage à l’engagement collectif et à la détermination inébranlable de nos communautés à se soutenir mutuellement pendant l’une des périodes les plus inédites que Toronto ait jamais connues”.

Les lauréats ont été choisis par un comité de sélection composé de responsables communautaires de Volunteer Toronto, de United Way Greater Toronto, de Native Child and Family Services of Toronto et de membres du personnel municipal. La priorité a été donnée aux organisations qui se sont concentrées sur la communauté, qui ont fait preuve d’une approche inclusive et innovante dans leur travail, qui ont servi des populations vulnérables et qui ont fourni des services à la communauté comme objectif principal.

Les organisations récompensées pour leur travail sont celles qui soutiennent les résidents vulnérables, tels que les personnes handicapées, les nouveaux arrivants, les personnes âgées ou les communautés méritant l’équité ; celles qui s’efforcent de réduire l’isolement social ; celles qui permettent aux résidents de se faire vacciner ; et celles qui s’attaquent à des problèmes tels que le sans-abrisme et la sécurité alimentaire.

Cours d’anglais en personne (débutants)

* Les inscriptions à ce programme sont désormais closes, le nombre maximum de places ayant été atteint.


Inscrivez-vous à nos cours d’anglais hebdomadaires gratuits au FCJ Refugee Centre !

  • Cours : En personne
  • Niveau : Débutant
  • Durée : 24 semaines
  • Exigences : S’engager à assister à tous les cours pendant les 24 semaines.
  • Quand ? Les samedis, de 13h00 à 15h00
  • Début du cours : Samedi 25 mars
  • Endroit : FCJ Refugee Centre (208 Oakwood Avenue, Toronto)

Les places sont limitées.

Notre newsletter d’hiver est prête !

Vous pouvez maintenant lire notre bulletin d’information d’hiver ! Nous avons préparé une édition spéciale axée sur le rapport Ça Se Passe Ici: L’exploitation des travailleuses et travailleurs migrants pendant la pandémie de Covid, récemment publié par le FCJ Refugee Centre et le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes. Le rapport montre que la discrimination des employeurs, les conditions de travail dangereuses et les lacunes de la politique gouvernementale exposent les travailleurs migrants au risque d’être exploités à leur arrivée au Canada.

Vous trouverez également des informations sur nos nouvelles séances d’information en ligne destinées aux travailleurs migrants, ainsi que des informations et des photos relatives à la Journée Internationale des Femmes.

Journée Internationale des Femmes : Embrasser l’équité

En cette Journée Internationale des Femmes, et au-delà, embrassons tous l’équité: #EmbraceEquity

L’accent mis sur l’équité entre les sexes doit faire partie de l’ADN de chaque société. Et il est essentiel de comprendre la différence entre l’équité et l’égalité.

L’objectif du thème de la campagne #EmbraceEquity est d’amener le monde à parler de la raison pour laquelle l’égalité des chances n’est pas suffisante. Les gens partent d’endroits différents, de sorte que l’inclusion et l’appartenance véritables nécessitent une action équitable.

“Un signe de notre force et de notre unité” : Le lancement du Projet Courtepointe, ‘Régularisation maintenant’

L’Alliance des Travailleurs Migrants pour le Changement (MWAC) a lancé la courtepointe qu’elle a cousue à partir de pièces créées par des participants, des migrants et des communautés liées à des organisations de soutien aux migrants à Toronto, notamment le Centre de réfugiés FCJ.

Dans les mois à venir, cette courtepointe voyagera à travers le Canada dans différentes villes afin de sensibiliser à la campagne Status for All du Migrant Rights Network (MRN).

Le lancement du Projet Courtepointe, ‘Régularisation maintenant’ a eu lieu le week-end dernier lors du ” Beat the Bosses Bootcamp “, un événement sur la justice du travail organisé par le Workers Action Centre à la Toronto Metropolitan University (TMU).

Vous trouverez ci-dessous la transcription du discours qu’un membre du Groupe de Jeunes du FCJ, participant du FCJ au Projet Courtepointe, a prononcé lors de cet événement :

Bonjour, merci à tous d’être là.

Le Projet Courtepointe est un échantillon de la force et de l’union que nous avons en tant qu’êtres humains, et comme chaque action compte, nous sommes très heureux de savoir que de nombreuses personnes ont mis leur créativité dans cette belle œuvre qui représente l’appel à la légalisation d’un statut digne pour tous.

Pour la communauté du FCJ Refugee Centre, il est très important de souligner l’égalité entre tous les membres de la communauté, c’est pourquoi nous avons rejoint cette campagne dans l’espoir de lutter et d’ouvrir des voies à des projets qui permettront la régularisation d’un statut digne pour tous. Nous croyons fermement que la lutte pour les droits est un travail d’équipe et nous sommes fiers d’être ici aujourd’hui, travaillant pour la dignité de tous les migrants.

Mon arrivée dans ce beau pays m’a beaucoup aidé à découvrir qui je suis. C’est un processus difficile d’être un migrant, à cause de la barrière de la langue, mais grâce aux personnes qui nous ont donné du soutien et de l’amour, j’ai pu comprendre qu’être une personne trans neurodivergente n’est pas mauvais comme je l’avais inculqué, je me suis acceptée et j’ai compris que je suis une personne merveilleuse, que j’ai le courage de continuer à me battre et que je n’ai pas peur d’élever ma propre voix.

Maintenant, nous voulons être les porte-parole de toutes les personnes qui sont sur ce chemin, pour qu’elles n’aient pas peur d’élever leur propre voix, pour qu’elles n’aient pas peur de savoir qui elles sont.

Chacun d’entre nous est son propre phénix, nous tombons et renaissons de nos cendres, prêts à lutter dans cette bataille qu’on appelle la vie. Nous sommes tous des migrants, nous sommes tous des personnes, nous sommes tous courageux et combattants dans ce voyage.

Nous sommes tous un.

Journée de sensibilisation à la traite des personnes : Obtenez les faits, parlez-en

En 2020, le gouvernement fédéral a proclamé le 22 février Journée nationale de sensibilisation à la traite des personnes au Canada.

Le crime de traite des personnes a été ajouté au Code criminel canadien en 2005, il y a moins de 20 ans. La loi criminalise le prélèvement forcé d’organes, le mariage forcé, la servitude pour dettes, l’exploitation du travail et l’exploitation sexuelle. Ces crimes sont communément désignés sous le nom de traite des personnes.

L’exploitation de la traite des êtres humains peut prendre de nombreuses formes et consiste généralement à forcer les victimes à fournir des services sexuels ou à travailler par la force, la coercition, la tromperie et/ou l’abus de confiance, de pouvoir ou d’autorité. La traite des personnes cause donc d’importants traumatismes physiques, psychologiques et émotionnels aux victimes.

La traite des personnes existe toujours au Canada et continue de tirer parti de problèmes systémiques tels que la pauvreté, l’inégalité et une législation axée sur la poursuite des contrevenants plutôt que sur l’autonomisation des communautés et le soutien aux survivants.

Il n’est pas signalé et passe inaperçu

En raison de la réticence des victimes et des témoins à se manifester et de la difficulté à identifier les victimes, il reste difficile d’évaluer l’ampleur de la traite des personnes au Canada, mais selon la GRC, entre 2005 et décembre 2018, des accusations spécifiques de traite des personnes ont été portées dans 531 cas, impliquant 327 victimes. Parmi ces cas, 510 étaient domestiques (principalement l’exploitation sexuelle), et 21 étaient internationaux (principalement le travail forcé).

L’exploitation du travail est un crime particulièrement sous-déclaré et sous-noté. Les victimes de la traite des travailleurs sont souvent dans une situation précaire, ont peur de se dénoncer et sont extrêmement vulnérables à l’exploitation. Elles sont souvent recrutées avant leur arrivée au Canada dans leur pays d’origine avec la promesse de documents légaux et d’un nouvel avenir au Canada. Ils travaillent dans des conditions inhumaines, sous-payées ou non rémunérées et ont le sentiment de n’avoir d’autre choix que de partir. Ils travaillent dans tous les secteurs, dans des fermes, des usines, des restaurants, des hôtels, des industries de nettoyage ? Et il peut s’agir de votre voisin, de votre collègue de travail ou de votre employé contractuel.

L’exploitation du travail existe ici au Canada, et elle existe ici en Ontario, et la pandémie de COVID-19 a mis davantage en évidence les inégalités sociales qui permettent à la traite des personnes de se poursuivre.

Vous pouvez contribuer à la lutte contre la traite des personnes en restant informé et en informant les autres de l’ampleur du problème. Obtenez les faits et parlez-en :

  • Campagne Stay Awake : Vous trouverez ici du contenu qui sensibilise au problème de la traite des êtres humains chez les jeunes migrants précaires, notamment des informations sur la traite des travailleurs, le trafic sexuel, le problème de l’isolement et la manière de devenir de meilleurs alliés pour les jeunes migrants précaires, les prestataires de services, etc.
  • Ça Se Passe Ici: L’exploitation des travailleuses et travailleurs migrants pendant la pandémie de Covid : Une nouvelle recherche menée par le FCJ Refugee Centre et le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes montre que la discrimination des employeurs, les conditions de travail dangereuses et les lacunes des politiques gouvernementales font courir aux travailleurs migrants le risque d’être exploités une fois arrivés au Canada.
  • Nouvelles et événements sur la traite des personnes sur le site du Centre pour réfugiés de la FCJ.

Si vous pensez que vous ou quelqu’un que vous connaissez pourrait être victime de travail forcé ou de sexe forcé, contactez la ligne d’assistance canadienne sur la traite des personnes : 1-833-900-1010.

Hausse des craintes d’exploitation de la main-d’œuvre dans un contexte de demande accrue de travailleurs migrants au Canada

Une nouvelle étude pointe du doigt la discrimination des employeurs, les conditions de travail dangereuses et les lacunes des politiques publiques dans l’augmentation des risques d’exploitation des travailleurs et travailleuses migrants qui arrivent au Canada.

Le FCJ Refugee Centre et le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes ont publié un nouveau rapport intitulé Ça Se Passe Ici: L’exploitation des travailleuses et travailleurs migrants pendant la pandémie de Covid qui révèle que le statut précaire des travailleurs migrants les rend vulnérables à l’exploitation par les recruteurs et les employeurs.

Le rapport résume les conclusions d’une série de discussions de groupe qui ont réuni 77 travailleur·euses migrants en Ontario au début de 2022, avec la contribution de Legal Assistance of Windsor. Il mentionne que de nombreux travailleur·euses migrants ne savent pas qu’ils ont des droits lorsqu’ils travaillent au Canada.

Certains participants ont raconté avoir été exploités dans leur pays d’origine et avoir considéré le Canada comme un endroit où ils pouvaient fuir cette forme d’abus. Ils ont donc été nombreux à s’étonner de voir que le problème est bien réel ici aussi. « Je suis encore sous le choc parce qu’au Mexique, j’ai entendu parler de la traite des personnes, mais je n’ai jamais pensé que je me retrouverais dans cette situation [au Canada]. Je me demandais bien comment on pouvait se retrouver dans des situations pareilles. Puis, ça m’est arrivé, et j’ai compris que n’importe qui pouvait en être victime », a expliqué une des personnes ayant participé au groupe de discussion.

Ce n’est pas la seule conclusion du rapport :

  • les travailleur·euses migrants, en particulier ceux et celles qui travaillent dans le secteur de l’agriculture ou font un travail peu rémunéré, se heurtent à des politiques qui rendent difficiles l’obtention du statut de résident permanent et la réinstallation de leur famille au Canada;
  • les travailleur·euses migrants déplorent principalement le fait d’être séparés de leur famille, suivi des rémunérations peu élevées et de la discrimination des employeurs;
  • la sécurité des travailleur·euses migrants était mise en péril en raison de l’accès limité aux soins de santé et aux tests de dépistage de la COVID-19 ainsi que de leur incapacité à maintenir une distanciation sociale.

Le rapport recommande aux gouvernements fédéral et provinciaux de mettre en place des remparts supplémentaires pour protéger les travailleurs migrants contre l’exploitation. Il appelle plus précisément les gouvernements à :

  • établir des permis de travail ouverts pour tous les travailleur·euses migrants;
  • veiller à ce que les travailleur·euses migrants puissent s’informer de leurs droits avant, pendant et après leur arrivée au Canada;
  • augmenter le financement des services sociaux sur place pour les migrants, notamment la formation linguistique, l’aide juridique, les soins de santé et l’information sur les droits du travail;
  • accélérer la mise en place de la nouvelle politique de réunification familiale du gouvernement fédéral pour les travailleur·euses à faible salaire et agricoles et appliquer cette politique aux familles avec des enfants en bas âge.

« Les travailleur·euses migrants sont essentiels à l’économie canadienne et méritent justice, équité et attention de la part de tous les ordres de gouvernement et des employeurs. Beaucoup d’entre eux sacrifient leur temps en famille pour travailler au Canada. La protection de ces personnes contre l’exploitation ici au pays devrait être une priorité absolue pour nous tous, affirme Julia Drydyk, directrice générale du Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes. Le gouvernement fédéral, les provinces et les municipalités devraient augmenter le financement des organisations communautaires afin de fournir davantage de services sur place aux travailleur·euses migrants à faible salaire. »

En 2022, le gouvernement du Canada a annoncé un changement de cap nécessaire : les conjoints et les enfants en âge de travailler des travailleur·euses migrants pourront s’installer au Canada. Bien que la nouvelle politique réponde à certaines craintes, il faut d’autres mesures pour réduire l’exploitation des travailleur·euses migrants.

« Les travailleur·euses migrants contribuent à combler les graves pénuries de main-d’œuvre qui sévissent au Canada. La demande croissante de nouveaux travailleurs migrants fait augmenter les craintes pour leur sécurité et leur bien-être. Malheureusement, les politiques existantes ne protègent pas les travailleur·euses migrants admis qui sont déjà dans une situation précaire, et elles exposent les nouveaux travailleurs à un risque plus élevé de travail forcé, de discrimination et de conditions de travail dangereuses. Le constat est troublant; les choses doivent changer avant que nous n’accueillions de nouveaux travailleurs migrants », fait savoir Loly Rico, directrice générale du FCJ Refugee Centre.

Travailleur·euses migrants

Le terme « travailleur·euses migrants » désigne les personnes qui ont déménagé au Canada pour travailler, que ce soit leur intention première ou comme moyen de survie. Autrement dit, il s’agit de ressortissants étrangers qui ne sont ni citoyens ni résidents permanents qui viennent au Canada pour y travailler. Les travailleur·euses migrants peuvent entrer au Canada par l’entremise de différents programmes, comme le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET), qui comprend le volet agricole et le Programme des travailleurs agricoles saisonniers (PTAS).

Les travailleur·euses migrants comprennent également les personnes qui entrent au Canada par d’autres moyens, notamment en tant que visiteurs, et qui y demeurent sans avoir de statut.

Le travail forcé

Selon le gouvernement du Canada : « Le travail forcé est une forme de traite des personnes qui peut se produire dans différents secteurs d’activité où un trafiquant recrute, déplace ou détient des victimes pour les contraindre à travailler, peu importe le type de travail. » Bien que le travail forcé puisse se produire n’importe où, il est plus courant dans les secteurs qui emploient des travailleur·euses à bas salaires (p. ex. l’agriculture, la prestation de soins, l’accueil, la construction, etc.). Le travail forcé se produit lorsque les employeurs :

  • font des retenues sur le salaire et de documents;
  • font de fausses promesses au sujet des conditions de travail, des responsabilités ou des voies d’accès à la citoyenneté;
  • profèrent des menaces d’expulsion et d’autres sanctions si le migrant se prévaut de ses droits.

Le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes exploite la Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes (1-833-900-1010), un service multilingue confidentiel ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 où les victimes et les survivant·e·s de la traite de personnes, y compris l’exploitation des travailleur·euses, peuvent s’informer sur les plus de 900 services sociaux et juridiques offerts dans tout le pays.


Pour obtenir de plus amples renseignements ou organiser des entrevues :

Aziz Froutan
Gestionnaire des communications
Le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes
afroutan@ccteht.ca
647-714-2527

Carolina Teves
Directrice associée, Communication et accès à l’éducation
FCJ Refugee Centre
cteves@fcjrefugeecentre.org

À propos du Centre Canadien Pour Mettre Fin à la Traite Des Personnes:

Le Centre canadien pour mettre fin à la traite des personnes est un organisme caritatif national qui se donne pour mission de mettre fin à tous les types de traite de personnes au Canada. Nous travaillons avec des intervenants et des organisations idéologiquement proches de la nôtre (organismes à but non lucratif, entreprises, gouvernements, survivants/victimes de traite de personnes) afin de répandre les meilleures pratiques, de recentrer les travaux de lutte menés au Canada et de coordonner les interventions des divers secteurs responsables par l’accès à des réseaux et l’acquisition de compétences spécialisées. Nous gérons la Ligne d’urgence canadienne contre la traite des personnes au 1-833-900-1010, un service multilingue ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 où on peut demander de l’aide et trouver des services en toute sécurité et confidentialité.

À propos du FCJ Refugee Centre:

Le FCJ Refugee Centre aide les réfugiés et les autres personnes en danger en raison de leur statut d’immigré à surmonter les difficultés qu’ils rencontrent pour refaire leur vie dans la société canadienne. Nous prêchons l’ouverture et proposons un modèle intégré de protection des réfugiés, d’éducation, d’aide aux travailleurs migrants et de lutte contre la traite des personnes ainsi que des services d’installation des nouveaux arrivés, notamment des refuges pour les femmes et leurs enfants. Nous veillons à ce que les victimes et survivant·e·s de la traite de personnes aient accès à une variété de services psychosociaux (orientation, aiguillage, aide juridique, information sur les options d’immigration, logement approprié, aide à l’emploi).

Nouvelles séances d’information mensuelles pour les travailleurs migrants

Le FCJ Refugee Centre, en collaboration avec Emploi et Développement social Canada (EDSC) et The Neighbourhood Organization (TNO), organise des séances d’information mensuelles virtuelles pour les travailleurs migrants.

Dans ces sessions, vous obtiendrez des informations importantes sur des sujets tels que :

  • Quels sont vos droits en matière de travail au Canada ?
  • Qu’est-ce que l’exploitation du travail et la traite des êtres humains ?
  • Des solutions d’immigration telles que le Permis de Travail Ouvert pour les Travailleurs Vulnérables, le VTIP-TRP et d’autres ressources.

Les sessions ont lieu en ligne, le dernier dimanche de chaque mois, de 11h00 à 12h30. Ils sont disponibles en anglais et en espagnol. Ils peuvent également être disponibles dans d’autres langues sur demande.

Enregistrez »

Sessions mensuelles d’information por les travailleurs migrants

Ces séances d’information sont désormais terminés.
Vous pouvez consulter notre calendrier pour plus d’événements et d’activités.

Le FCJ Refugee Centre, en collaboration avec Emploi et Développement social Canada (EDSC) et The Neighbourhood Organization (TNO), organise des séances d’information mensuelles virtuelles pour les travailleurs migrants.

Dans ces sessions, vous obtiendrez des informations importantes sur des sujets tels que :

  • Quels sont vos droits en matière de travail au Canada ?
  • Qu’est-ce que l’exploitation du travail et la traite des êtres humains ?
  • Des solutions d’immigration tels que le Permis de Travail Ouvert pour les Travailleurs Vulnérables, les VTIP-TRP (permis de séjour temporaire pour les victimes de la traite des personnes) et d’autres ressources disponibles.
  • Voies vers la Résidence Permanente por les travailleurs migrants.

Les sessions ont lieu en ligne, le dernier dimanche de chaque mois, de 11h00 à 12h30. Ils sont disponibles en anglais et en espagnol. Ils peuvent également être disponibles dans d’autres langues sur demande.

Comment s’inscrire:

  1. Consultez le calendrier pour voir la prochaine séance d’information disponible.
  2. Cliquez sur la séance à laquelle vous souhaitez assister.
  3. Remplissez et envoyez-nous le formulaire d’inscription inclus dans l’événement de la session.

Enquête sur le service COVID ID

Toronto Public Health (TPH) a collaboré avec le FCJ Refugee Centre, Access Alliance et Canadian Centre for Victims of Torture pour aider les personnes sans carte d’assurance de l’Ontario (OHIP) à obtenir leurs vaccins COVID-19 et leurs certificats de vaccination.

Si vous avez utilisé ce service, vous pouvez recevoir un courriel de TPH contenant un lien vers une enquête pour partager votre expérience.

L’enquête ne collecte pas d’informations permettant de vous identifier. Votre opinion est importante pour nous.

Si vous avez besoin de plus d’informations, veuillez contacter Elisa par courriel à l’adresse suivante
eli.ibarra@fcjrefugeecentre.org

Déclaration sur le décès de Nell Toussaint

Nell Toussaint

Nell Toussaint

La communauté du FCJ Refugee Centre a accueilli avec une profonde tristesse le décès de Nell Toussaint, défenseur géant d’un droit humain fondamental : l’accès aux soins de santé.

Pendant plus de deux décennies, elle s’est battue pour le droit à la vie et à la non-discrimination selon la Charte canadienne des droits et libertés.

FCJ Refugee Centre est solidaire de la famille de Mme Toussaint et de tous ceux qui ont des difficultés à accéder aux soins de santé.

Les populations vulnérables en situation de migration précaire sont à haut risque et font face aux mêmes défis que Nell a combattu pour éliminer.

Au FCJ Refugee Centre, nous croyons fermement que tout le monde a le droit d’accéder aux soins de santé de base et que le gouvernement devrait agir au lieu de créer davantage d’obstacles aux services essentiels et aux droits des personnes en situation d’immigration irrégulière.

En tant qu’organisation soutenant les populations précaires, nous lançons un appel au gouvernement pour qu’il mette en œuvre les traités de bonne foi, notamment le Protocole facultatif au PIDCP, que le Canada a volontairement ratifié pour donner au Comité des droits de l’homme de l’ONU la compétence d’entendre les cas individuels.


Plus d’informations:

Déclaration commune d’Amnesty International

The international human rights movement is saddened by the passing of groundbreaking human rights defender and champion Nell Toussaint on 9 January 2023.

Ms. Toussaint fought courageously for equal access to essential health care for people with irregular immigration status in Canada, herself having been denied access to public health benefits due to her irregular migrancy status, placing her life at risk and leading to serious long-term health consequences. When the Canadian justice system failed to recognize her claim to the right to life and non-discrimination under the Canadian Charter of Rights and Freedoms, Ms. Toussaint successfully brought her case to the United Nations (UN) Human Rights Committee, achieving a precedent-setting decision in 2018 that the right to life under the International Covenant on Civil and Political Rights (ICCPR) covers “essential health care to prevent a reasonably foreseeable risk that can result in loss of life.” The decision also stressed that these guarantees apply without discrimination against persons with irregular migrancy status. This was the first decision of its kind and represented a significant advance in the equal protection of migrants and access to essential health care under international law. Keep reading »

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